Un festivalier parmi d’autres

 

luchon festival du film

Beaucoup, beaucoup (trop?) de films ou d'animations proposés au cours de ce Festival des Créations TV de Luchon , à priori aussi intéressants les uns que les autres ! Alors il faut choisir et ne pas, non plus, se saturer. D'autant que si vous possédez un goût immodéré pour les autographes ces 5 jours seront bien remplis !

Par goût et par expérience nous délaissons, ma femme et moi, les web séries, les séances spéciales, et surtout le cinéma sans images. ( Echaudé l'an passé) Il restait quand même encore un grand choix.

Voici au fil du temps quelques souvenirs marquants mais forcément incomplets.

Mercredi après-midi nous visionnons « la tentation de l'auto-défense » à ne pas confondre avec la légitime défense ! Ce film a pu être réalisé parce que l'inculpé et la partie civile ont accepté d'être filmés durant les quatre mois précédant le jugement. Cela a permis de suivre les réactions de chacune des parties durant cette période. Ce drame se déroulait dans une petite ville -Lavaur dans le Tarn, ville très belle à photographier et dont certains habitants avaient pris partie pour l'un ou l'autre et s'exprimaient librement devant la caméra. Ce n'est qu'à la fin que l'on a connu le verdict sanctionnant l'auto-défense. Ce film n'a attiré que peu de monde -une centaine de personnes.

Dans la foulée nous choisissons « Moi, Juan Carlos roi d'Espagne ». Cette fois-ci, est-ce la proximité de l'Espagne, la salle Henri Pac est bien remplie.Comme vedette Bernard Lecoq, très applaudi, artiste bien connu de Luchon, assurait le doublage des commentaires de Juan Carlos. Ce document pourrait faire autorité dans l'historique de la transition du pays vers une véritable démocratie. Cette oeuvre déroule tout au long des années, des documents filmés qui sont commentés par le Roi et complétés par l'intervention du réalisateur. Au final un document remarquable et passionnant de l'histoire de l'Espagne. Les commentaires de Juan Carlos à la fois réservés et plein d'humour apportent un élément déterminant à la qualité de ce film . A revoir absolument. Ovation du public méritée.

Pour finir la soirée nous choisissons de voir sur France 2, « Ne m'abandonne pas » film TV. C'est ce même film qui fut projeté lors de la soirée inaugurale du Festival : doublon regrettable.

Le sujet du film est , hélas , d'actualité : c'est le drame d'une famille qui découvre que leur fille s'est converti à un Islam radical et projette de partir en Syrie. La démarche des parents pour dé-radicaliser leur fille est le sujet du film. Cela donne une excellente réalisation cinématographique. Toutefois les moyens employés par les parents apparaissent peu vraisemblables pour une famille « normale ». Dommage que le côté fiction ait supplanté le côté ré-éducatif.

Jeudi : une bonne idée de scénario « la guerre des boutons n'aura pas lieu » ; reportage sur la vie du village de Landresse en Franche-Comté, 100 ans après que l'écrivain instituteur ait écrit la célèbre « guerre des boutons » en 1906. Constat que beaucoup de choses ont complètement changé notamment les querelles entre les villages et pour conséquence « la guerre des boutons n'aura pas lieu ». Dommage que le film comporte des longueurs. Peu de monde pour cette réalisation mais horaire « difficile » 9h30 du matin !

Nous choisissons pour l'après-midi à la salle Claude Chabrol ( à demi pleine) le documentaire « Françoise Sagan ». Sujet très intéressant avec la redécouverte d'une romancière finalement mal connue, qui a souffert de sa vie un peu trop ‘people'.

Le sujet fut traité par un abus d'interviews qui rendit le film un peu monotone.

Enfin le soir une fiction : « le pacte sacré ». Sujet également d'actualité sur une famille recomposée laborieusement.  Des enfants quatre qui jouent admirablement et une histoire attachante, très émouvante et tonique. Les 200 personnes sont conquises et font une ovation à l'équipe de tournage. A voir en famille prochainement…

Enfin vendredi nous optons pour « la loi d'Alexandre » salle Henri Pac comble ! Ce bel élan est certainement du au sympathique Gérard Jugnot. Histoire d'un crime (bien sûr) dont les rebondissements s'enchaînent dans le prétoire permettant à G.Jugnot un numéro d'acteur époustouflant. Le sujet? Encore un problème de ‘paternité surprise'. Grande ovation finale.

Et le soir un flop ! Impossible devant la cohue, de rentrer pour « Monsieur Paul » avec Laurent Gerra et François Morel. Trop de succès. Retour à la maison.

Voici une semaine passionnante vécue dans l'ambiance des grands événements. Le public était au rendez-vous, très motivé et intéressé.La qualité des films que nous avons visionnés est indiscutable. Bravo à la sélection, bravo à l'organisation. Seul regret cette accumulation de propositions donne des regrets de ne pouvoir tout voir.

Michel Cadet

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