On n’est pas sortis de l’auberge…

 ,

site-langue-luchon

L'ancien Président de la Communauté de Communes du Pays de Luchon et actuel adjoint au maire de Bagnères de Luchon a accordé hier, mardi 6 février 2018, un entretien à la Dépêche du Midi, rapporté dans ses colonnes sous le titre de « Incertitudes sur le budget de la Communauté de Communes ».

Nous en reproduisons fidèlement ci-dessous trois extraits, suffisamment longs pour qu'ils ne soient pas vides de sens :

  • “Il est bien évident que le travail d’inventaire est loin d’être terminé et que l’exercice des compétences doit prioritairement être harmonisé. Alors, de mon point de vue, l'ensemble des projets doit être revu et analysé à la lumière des réels plans de financements et surtout d'une analyse nouvelle, approfondie et objective de leur incontournable intérêt communautaire”…..

 

  • “C'est sur une projection pluri-annuelle d'investissements structurants qu'il faut porter nos efforts, après avoir assaini et rationalisé le fonctionnement. L'endettement au service d'une politique d'investissements productifs n'est pas forcément une entrave ou le signe d'une mauvaise gestion. » …..

 

  • « Je crois qu'il est grand temps de dépasser les rancœurs et les mises à l'écart effectives d'acteurs majeurs de la dynamique économique et touristique sans lesquels ce projet court le risque de n'être qu'une coquille vide, même s'il peut contenir de belles formules ou des envolées qui resteront malheureusement au rang d'incantations. » ….

 

A la lecture de ce qui précède on peut se demander si l'ex Président de la Communauté de Communes du Pays de Luchon pense à quelqu'un en particulier quand il parle de “mise à l'écart effectives d'acteurs majeurs de la dynamique économique”; et si c’était le cas, à quelle typologie de dynamique économique fait-il référence?

On constate en tous cas qu'il est lui-même un bon spécialiste en incantations de toutes sortes. Sans doute est-ce pour cette raison que nous avons enfin de la neige structurante et structurelle en abondance cet hiver.

Nous, à l'ALVA, nous pensons qu'il faut, désormais, définir afin de les mettre en mouvement les synergies intersectorielles nécessaires au bon fonctionnement démocratique de notre communauté de communes ainsi qu'au développement durable des forces vives de cette dernière ; ce qui passe d'abord par une adéquation de tous les moyens financiers disponibles, présents ou futurs, aux réalités socio-économiques de nos territoires désormais inter reliés. Et ce, sans oublier les inter-compétences générées par la fusion des trois entités précédemment indépendantes mais qui ne ne le sont plus.

 

Comme disait Pierre Dac, : « L'avenir est devant nous, mais nous l'aurons dans le dos chaque fois que nous nous retournerons. »

E. Azémar.

 

PS. Précision sans doute inutile: l’exercice de style, auquel nous nous sommes prêtés ci-dessus n’est pas un exemple de ce que nous souhaitons faire à l’ALVA…. mais il a été intéressant d’essayer de se mettre, pour une fois, au même niveau linguistique que certains de nos élus… c’est à dire, pratiquer  la langue de bois.

Je réponds à Michel Burgorgue -

Répondre à Michel Burgorgue - Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

7 commentaires

Barrau A | 12 mars 2018 à 14 h 33 min Répondre

Discours éculés de petits politiciens de carrière qui ne sortent jamais de chiffres sur leurs bilans ni sur leurs projets et encore moins sur les dépenses de fonctionnements et les augmentations d’impôts. Ils n’hésitent pas par ailleurs avec leurs airs bonnasses d’écarter toutes critiques

Michel Burgorgue - | 9 février 2018 à 18 h 11 min Répondre

Bonjour.
La précision à la fin de l’article, n’était pas inutile.
En son absence, j’ai cru que le Président AZEMAR lui même, tombait dans cette phraséologie … vide de sens. D’où ma réaction que je lui ai adressée directement. En effet, dans le passé, j’ai relevé que certains adhérents comprenaient … le contraire de ce qui était écrit ! Exemple: “être mordant, sans être agressif”, est compris : être plus agressif.” Une autre adhérente avait également “inventé” d’autres significations. D’où ma conclusion : parler simplement, sans se risquer au second degré, et lorsqu’un rédacteur veut faire un pastiche, de l’humour, qu’il l’annonce clairement, avant. Car, en réalité, les articles sont lus le plus souvent en diagonale et survolés.
Pascal d’Uhart de Burgoa –

    eazemar | 9 février 2018 à 18 h 17 min Répondre

    Je partage votre avis Mr de Burgoa: la lecture au premier degré est la plus courante. Alors, si on veut sortir des sentiers battus, je crois qu’il faut le préciser d’emblée … ou bien en Post scriptum, pour ménager soit les esprits soit une surprise !

Michael Audouy | 9 février 2018 à 15 h 19 min Répondre

L’excellent Mr Redonnet est donc xyloglotte…Au printemps venu,il lui poussera par les oreilles et les nasaux toute une frondaison.toute une frondaison .

Michael Audouy | 9 février 2018 à 15 h 07 min Répondre

Autre citation d’un sage:Quand je n’ai rien à dire,je n’ai rien trouvé de mieux que de me taire…

FERRE Marie Chantal | 9 février 2018 à 6 h 18 min Répondre

Les commentaires fumeux de l’ancien président seraient-ils une habile gymnastique verbale destinée à noyer le poisson sur sa gestion calamiteuse de l’ancienne communauté de commune passée au crible par un audit??? Son exercice de style tient des hiéroglyphes mais point n’est besoin de la pierre de rosette pour décrypter ce jargon peu vertueux et soporifique destiné à endormir les foules. Comme quoi un alignement de mots aux allures savantes peut s’avérer d’un vide sidéral. Les dupes comptez vous!!!! Après avoir été vertement évincé de la nouvelle communauté par le maire de Luchon et ses basses manœuvres ayant mené à son éviction, on peut constater qu’il a la mémoire courte pour avoir accepté de devenir son adjoint!!! Il pourrait tenter une pirouette verbale pour nous expliquer sa proximité avec Louis Ferré malgré sa mise à l’index tapageuse et quelque peu humiliante.
Merci a cet adjoint pour son art de la rhétorique aux envolées comiques, mais hélas, les dégâts induits par la gestion douteuse de cette équipe n’échappent à personne. L’alignement de mots creux et sournois n’effacera pas l’abandon des thermes, les projets fantasmagoriques financés par l’argent public comme le casino, la mort lente de cette ville. Ni les discours pirouette, ni la langue de bois ne masqueront les faits qui ont mis en péril le devenir de notre beau Luchon.
J’ai tout particulièrement apprécié le couplet sur “l’endettement au service d’une politique d’investissements qui n’est pas le signe d’une mauvaise gestion”!!!
S’est pas faux, mais à la condition suprême que cet investissement alimente les point cruciaux à la survie de la ville et non sur des projets voués à l’échec comme le casino!!! Alors un conseil à ce surdoué du verbe, j’ajouterai ces mots de Coluche ‘Quand on en sait si peu sur un sujet, mieux vaut la fermer”….

Barrau | 8 février 2018 à 19 h 13 min Répondre

Bonsoir,
Article digne de la technique apprise à Sciences Po et qui horripile ceux qui
entretiennent ce système où se cooptent des gens bien pensants qui ont endetté tout le monde en produisant du vent, favoritisme et assistanat. Les Luchonnais veulent des chiffres,des bilans et des projets chiffrés et approuvés par une majorité
Cordialement

Je réponds à Michel Burgorgue -

Répondre à Michel Burgorgue - Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ABONNEZ-VOUS A LA NEWSLETTER

En indiquant votre adresse email vous consentez à recevoir nos lettres par voie électronique. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment et via les liens de désinscription.

AGENDA

Aucun événement n'a été trouvé

Aucun événement n'a été trouvé

Tout afficher